Le sport et la vie bonne

10emes journées philosophiques de Bienne

Des philosophes de renommée internationale comme Bernard Andrieu rencontrent des athlètes de haut niveau comme Dominique Gisin et questionnent ensemble le sport. 

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Qu’est-ce que le sport ? Une source de bien-être ? Un exploit ? La continuation de la politique par d’autres moyens ? Un business qui vaut des milliards ? Ou encore un savant mélange de tout cela ? Plus encore que tout autre champ des activités humaines, le sport cristallise les questions les plus essentielles pour l’homme et l’organisation de la société, avec toutes les contradictions qu’elle charrie : l’idéal sportif a une indéniable valeur morale, mais la compétition conduit aussi à l’effet de groupe et à l’exclusion. Le succès des nations se mesure à leurs exploits sportifs et pourtant le sport est censé réunir les peuples. Certains sportifs touchent des millions, tandis que d’autres, aux performances comparables ou peut-être même meilleures, n’en voient jamais la couleur. Certains sportifs « en pleine santé » finissent leur carrière avec un corps meurtri et nombre d’anciens champions tombent dans l’alcool ou la drogue. Mais qu’est donc que l’essence du sport ?


Les dixièmes journées philosophiques seront l’occasion d’aborder ces contradictions sous de nombreux aspects. Cette édition sera organisée en étroite collaboration avec la Haute école fédérale de sport de Macolin, qui fête en 2019 ses 75 ans d’existence. La journée principale de cette manifestation sera l’occasion pour les conférenciers invités d’explorer différentes thématiques quant au rapport entre le sport et la vie bonne, et de s’interroger sur les dimensions anthropologiques, éthiques et politiques du sport. Des sportifs de renom et ainsi que des professionnels de la branche alimenteront également les discussions par leurs contributions. Ce programme varié sera complété par un Philosophy Slam bilingue, une soirée cinéma avec la projection de « Hugo Koblet - Pédaleur de charme (2010, d/f) », qui raconte l’histoire de l’une des premières « stars » du sport suisse, et une finale avec Martin Christ, qui accompagne le film muet "College" (1927) avec Buster Keaton au piano.