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Philomaton n°7 – Experience Machine 2

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2 Responses

  1. Trolliet Thibaud

    décembre 25th, 2009 at 15:02

    1

    Je ne suis pas tout à fait d’accord avec la dernière personne de la vidéo; malgré ses interrogations, qui sont finalement les mêmes que Pascal: « Qui sait si cette autre moitié de la vie où nous pensons veiller n’est pas un autre sommeil un peu différent du premier », je pense que nous sommes dans le monde réel, ou plus précisément dans notre monde. Et c’est dans ce monde que l’on doit rechercher le bonheur plutôt que d’essayer de s’en extirper pour rechercher un bonheur qui serait finalement à la fois illusoire (puisque hors du monde réel), mais aussi personnel.
    En effet, la machine promet de combler NOS plaisirs; or, je pense que le véritable bonheur passe aussi par le partage et la transmission de ce bonheur, essayer de rendre les gens heureux. Chercher mon propre bonheur sans me questionner sur celui des autres ne me serais pas satisfaisant; et ce encore moins dans une machine illusoire. Comme nous l’enseigne Spinoza: «Celui qui imagine qu’une chose qu’il a faite donne aux autres de la joie ressent aussi de la joie». (L’Ethique, proposition XXX, 3ème partie). Et je pense que cette joie est nécessaire pour trouver le véritable bonheur qui ne passe finalement pas par un simple assouvissement des plaisirs.

    Mais ce n’est que mon avis :p

  2. Matthieu

    mai 12th, 2010 at 21:21

    2

    Bonjour/soir Thibaud
    Je suis d’accord avec l’analyse que tu fait des dires de la madame, et je trouve ton parallélisme avec Pascal très bien choisit. Cependant ils y a des choses qui me gênent dans ce que tu dis.
    * « je pense que le véritable bonheur passe aussi par le partage et la transmission de ce bonheur, essayer de rendre les gens heureux » certes, mais si faire plaisir aux autres c’est être heureux, alors on peut dire que finalement on a un désir de faire plaisir aux autres pour être heureux. Finalement, penser aux bonheur des autres serai aussi « égoïste » et centrer sur sois même que se faire plaisir directement. L’altruisme que tu décrit ne serait donc qu’un besoin PROPRE a nous-même, un désir et donc serait comblé par la machine.
    J’ais peur de ne pas avoir été très clair. Prenons un exemple, faire un cadeau semble à première vue désintéresser. On vise a faire plaisir à l’autre. Pourquoi? Analyse et tu verra que c’est bien parce que cela nous fait également plaisir. Donc dans la machine, on aura donc une situation ou l’on a l’occasion d’offrir un cadeau pour répondre a ce besoin de plaisir. Et donc
    on ne « cherchera pas son propre bonheur sans se questionner sur celui des autres », puisque d’après le principe de la machine, les deux serons lié.
    * »je pense que nous sommes dans le monde réel ». Sur quoi fondes-tu cela?
    Je ne sais pas si tu as vu les Matrix, mais en tout cas je t’encourage a les regarder si ce n’est pas déjà fait. En plus de l’aspect divertissant (keanu est toujours aussi bon) , on peut trouver un certain questionnement du réel. Notamment dans le 1, où Syfer est au restaurant avec Smith…
    On ne peut pas savoir si l’on est dans le réel… De plus qu’est ce que le réel? Je ne vois pas pourquoi ce que l’on appelle notre conscient serait le réel. Pourquoi ce ne serait pas nos rêves?

    Enfin bref, j’espère que j’ai été assez explicite.
    En tout cas moi je sauterai dans cette machine, juste pour voir, même si je pense que le principe même en est impossible : si l’on comble tout nos désir, que l’on maximise le bonheur, et qu’on supprime la souffrance, alors notre vie est une plénitude uniforme. Et cela nous ramène a une forme de vide existentiel. Privé de notre but (le bonheur) que ferions nous?  » je suis heureux … et maintenant? »


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