Abstract Depuis le XVIIIe siècle, l'expression des émotions a fait l'objet de recherches savantes dans les traités des anatomistes et des médecins. Mais dans la seconde moitié du XIXe siècle, l'introduction de la photographie dans ce champ d'étude modifie les pratiques d'observation et d'expérimentation relatives à cet objet, en permettant de fixer, de mettre en série et de décontextualiser artificiellement les expressions observées. En s'appuyant sur les recherches du médecin français Duchenne de Boulogne et du naturaliste anglais Ch. Darwin, l'exposé montrera comment le medium photographique a transformé le champ des questions possibles sur ce sujet, en infléchissant l'investigation savante de la production des expression vers leur perception et interprétation par un observateur, et il examinera la façon dont ce déplacement a perturbé un certain nombre d'intuitions familières et de valeurs préalablement attachées à l'expression émotionnelle.
Actualités Phileas
Conférence de Stéphanie Dupouy ce vendredi 8 avril à 18h15 en B105
Par Phileas le mardi 5 avril 2011, 20:25
Conférence de Martin Pickavé ce vendredi à 18h15 en salle B105
Par Phileas le jeudi 31 mars 2011, 20:58 - Conférences
Abstract The talk will examine a late medieval debate about the nature of understanding. What is understanding and what is required to account for it? Many medieval philosophers follow Aristotle’s lead in using concepts that are usually applied to natural (i.e. material) processes to describe understanding and other mental acts. In the first half of the talk I will look at different ways in which later medieval philosophers develop Aristotle’s basic ideas about how to talk about the workings of the mind. In fact, these philosophers came up with a variety of rival answers to the question ‘what is understanding?’. I will then turn to a philosopher from the first quarter of the 14th century, Peter Auriol, who introduces a new account of what understanding is, namely that to understand a thing is to have that thing appear to oneself. But how original is Auriol’s idea? And what are its philosophical benefits in comparison to the earlier accounts?
Conférence d'Amanda Garcia vendredi 18 mars à 18h15 en B105
Par Phileas le mardi 15 mars 2011, 21:19 - Conférences passées
Depuis plusieurs années, les philosophes s’intéressent à ce qu’ils ont appelé le paradoxe de la fiction. Celui-ci concerne nos réactions affectives face à ce qui n’est que fictionnel. Nous semblons éprouver de la tristesse lorsque la maman de Bambi meure, avoir peur de Freddy Krueger, avoir pitié d’Anna Karenina. Pourtant, la plupart d’entre nous ne pense pas que Bambi et sa mère, Freddy et Anna, existent. Nos réactions affectives face à ces personnages semblent donc paradoxales.
Abstract Face à ce problème, les philosophes ont généralement adopté deux attitudes opposées. Certains défendent une théorie irréaliste de nos réactions face à la fiction. Selon ces philosophes, nos réactions face à la fiction ne sont pas des émotions au sens propre mais des quasi-émotions. Il manque quelque chose à ma réaction face à la mort de la mère de Bambi pour que celle-ci puisse être qualifiée de tristesse. A l’opposé, d’autres philosophes défendent une théorie réaliste, selon laquelle nous éprouvons effectivement de réelles émotions face à la fiction.
Lors de cette conférence, je souhaite montrer qu’une résolution du paradoxe implique un examen plus poussé et plus patient de deux éléments. D’une part, il est important de prendre en compte la typologie des émotions si l’ont veut juger nos réactions affectives face à la fiction. Différents types d’émotions (peur pour soi/peur pour autrui, pitié/peur/regret, …) impliquent différentes conditions de corrections, et donc différents diagnostics quant à la possibilité d’éprouver de telles émotions face à la fiction. D’autre part, il faut également prendre en compte la nature de notre engagement avec la fiction et une typologie des différents genres de fiction (interactive ou non, littérature/cinéma/théâtre, …). La possibilité d’éprouver une réelle émotion d’un certain type face à une œuvre de fiction pourrait en effet dépendre du genre de fiction dont il s’agit. Ceci suggère au final une approche plus nuancée du problème, qui permette de distinguer entre différents cas : nos réactions affectives face à la fiction sont parfois, mais pas toujours, de réelles émotions.
Assemblée générale lundi 14 mars à 18h15 en B108
Par Phileas le mercredi 9 mars 2011, 20:30 - Archives
Venez nombreusEs pour que phileas continue encore et encore dans ces nombreux projets:
- cycle de conférences
- fêtes
- voyage (allez faut qu'on arrive à le concretiser!!!)
- groupes de discussions
- rencontres
- etc.....................
Si vous n'avez pas d'intérêts, à ce stade pour venir, j'ajouterai qu'il y aura sur place: chips (papr* ika et nature)
- flûtes
- coca (spécial pour Pablo)
- ptit verre de vin
- et le droit de dessiner sur le tableau ou de faire des exercices de logique
.....
à lundi nina
Conférence de Santiago Echeverri ce vendredi 11 mars à 18:15 en salle B105
Par Phileas le mercredi 9 mars 2011, 15:38 - Conférences passées
Abstract Frege’s notion of cognitive value (Erkenntniswert) can be used to describe a series of cases in which a competent and rational speaker who masters co-referential (or co-extensive) expressions may fail to recognize them as having the same referent (or extension). When these possibilities of sameness recognition are open, the relevant expressions differ in cognitive value. Unsurprisingly, philosophers of mind have extended these cases to individuate concepts and, in some cases, any form of intentionality. If one interprets cognitive value in terms of the possibilities of failing to recognize two entities as the same (or two expressions as co-referential), an adequate account of Frege cases ought to elucidate the ability of sameness recognition. In this talk I shall argue that an influential theory of mind, the so-called ‘representational theory of mind’, is unable to provide such an account. If my arguments are valid, they lead to some radical conclusions: (1) a central class of thinking processes should not be conceived as purely syntactic transformations defined over symbolic representations; this contradicts an influential strand of computationalism; (2) cognitive processes involved in sameness recognition should be seen as ‘extended’ to the outer world; this contradicts the tendency to look at Frege cases as a motivation to introduce a sharp mind-world divide.
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